28 janvier 2007

Ségolène Royale

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Désintox-info n°1, le dossier Violences conjugales

Lors d'un débat à Roubaix, vendredi 19 janvier, Ségolène Royal a répété que les violences contre les femmes constitueraient une priorité de son gouvernement.
"La première loi que je ferai voter sera consacrée à ces violences", a-t-elle déclaré après avoir entendu le témoignage d'une participante victime de son compagnon.

La porte-parole de l'UMP, Valérie Pecresse, a aussitôt dénoncé l'"ignorance injustifiable et inexcusable" de Ségolène Royal. "Elle ne sait pas que ce dispositif d'éloignement a été mis dans la loi par les gouvernements Raffarin et Villepin", a-t-elle ajouté en faisant référence à deux textes : la réforme du divorce de 2004 et la loi du 4 avril 2006 "renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple".

1- C'est aux sénateurs socialistes que l'on doit les volets "prévention & répression des violences conjugales" des lois votées en 2004 & 2006.

2- La situation reste grave (une femme sur 10 victime de violences, un décès tous les 3 jours) en partie parce que les dispositions de loi ne sont pas appliquées faute de travailleurs sociaux (ces fonctionnaires dont le projet UMP prévoit de ne pas assurer le remplacement lorsqu'ils partent à la retraite) ; mais aussi parce que :

3- la loi, qui exige le dépôt d'une plainte par la victime elle-même, reste manifestement insuffisante ;

4- Le projet UMP ne contient aucune proposition sur les violences faites aux femmes.

Verbatim Ségolène Royal (source : Europe 1, 23 janvier 2007)

"Ce qui est clair c'est que la loi est insuffisante. Je déplore les polémiques politiciennes sur les violences faites aux femmes.
J'ai voté la loi actuelle, c'est une première étape. Mais, manifestement, compte tenu de l'atrocité des chiffres réels (...) il va falloir régler ce problème."

"Pour que le mari violent soit écarté, il faut que la femme, la mère porte plainte. Les femmes ont souvent peur de le faire parce que si elles portent plainte, les coups sur elle peuvent redoubler", a fait valoir l'ancienne ministre de l'Enseignement scolaire.

"Je souhaite que le dispositif juridique adopté soit proche de celui que j'ai fait voter pour la loi contre le bizutage, c'est à dire qu'on puisse venir au secours d'une victime sans que celle-ci ait besoin de porter plainte. Si la police constate un flagrant délit de coups sur une femme, à ce moment là, on pourrait intervenir"

"La lettre" n°50 - Vendredi 26 janvier

S_golene

Une campagne électorale ne doit pas tout permettre

Aimé Césaire rejoint le comité martiniquais de soutien à Ségolène Royal.

Ségolène Royal reçoit le soutien du Collectif national pour les droits des femmes.

Montluçon : "Je tiendrai fermement le flambeau de l'écologie"

Les réacteurs de la centrale de Fessenheim sont exploités bien au-delà de la durée initialement prévue de leur vie industrielle.

Ségolène Royal rencontre les salariés d'Arena.



Il faut que l'enquête se déroule. Une campagne électorale ne doit pas tout permettre. Il appartiendra au Président de la République d'assurer le bon fonctionnement du déroulement d'une campagne présidentielle. Tout n'est pas possible ni dans une campagne, ni dans la vie. »


160 personnalités de la gauche martiniquaise, de nombreux élus de l'île et des représentants de la société civile ont rejoint ce comité de soutien. Parmi eux, le poète Aimé Césaire, ancien député et maire honoraire de Fort-de-France


Ségolène Royal avait proposé une nouvelle loi sur les violences faites aux femmes. "Il est toujours aussi difficile d'évincer un conjoint violent du domicile conjugal, toutes les associations de terrain l'affirment avec force. Il est donc pertinent de reconsidérer comment la loi peut être mise en œuvre. Il est tout aussi pertinent de ne pas limiter la lutte contre les violences à des mesures répressives", rappelle le Collectif.


A l'occasion d'un Débat participatif à Montluçon sur l'environnement,
Ségolène Royal revient sur les principaux points de son programme environnemental : Importance donnée aux économies d'énergies, à l'efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables, réduction de la part du nucléaire dans la production d'énergie à 50% d'ici 2020, création d'un poste de vice-premier ministre chargé du développement durable, également chargé de l'aménagement du territoire, réforme de la fiscalité écologique, nouvelle loi sur l'eau, programme national de réduction de l'usage des pesticides, isolation de 400.000 logements anciens par an...


Un effort supplémentaire est nécessaire en matière d'économie d'énergie pour pouvoir arrêter la production d'une tranche nucléaire sans handicaper les capacités du parc énergétique français à couvrir les besoins nationaux tout en maintenant, à court terme, nos engagements commerciaux en matière d'exportation d'électricité.
Dans ce contexte, il sera dès lors possible et souhaitable de procéder, au plus vite, à l'arrêt définitif des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, la plus âgée de nos centrales.

Le CNE sera abrogé si je suis élue"


La proposition de Nicolas Sarkozy de calquer le contrat de travail sur le CNE est grave. Il s'apprête à démanteler le code du travail et à faire en sorte que désormais tous les Français puissent être licenciés pendant deux ans sans justification et sans motif.
Ce n'est pas ma conception des choses. Le CNE sera abrogé et le CDI deviendra la référence du contrat de travail".



Ségolène Royal a reçu une délégation d'ouvrières de la marque textile Arena. Et dénoncé "les comportements inadmissibles de la part de certains patrons, liés aux fonds de pension, qui déménagent leurs usines alors même que ces usines ont des commandes, marchent et font des bénéfices".


Quelle Politique Agricole Commune ?
"La Politique Agricole Commune doit nécessairement prendre en compte des actions en faveur du développement rural comme une priorité. Celles-ci doivent être l'axe majeur de la future PAC, pour une politique garante de l'équité et de la solidarité entre les producteurs mais également pour une agriculture créatrice de valeur ajoutée, et d'une production de qualité AOC, bio, respectueuse de l'environnement et de l'aménagement de l'espace rural.

"L'enjeu de l'élection présidentielle, c'est de tirer notre pays vers le haut et de remettre la société en mouvement. Il y a trop de murs dressés entre les uns et les autres. Je vous propose d'abattre ces murs, de lancer des ponts, de construire une société de solidarité.

Avec vous, tout est possible."

"

La lettre" n°51 - Dimanche 28 janvierroyalcesairesite

Ségolène Royal en Martinique et Guadeloupe

La Trinité : La droite est peu regardante sur les méthodes, ce n'est pas une surprise

C'est la gauche qui en 1981 a réalisé l'égalité des droits sociaux pour l'Outre-Mer que la droite avait toujours refusée

Pointe à Pitre : l'Outre-Mer, une question centrale pour la France

Fort-de-France : Le métissage est une chance pour la France



Lors d'un meeting, vendredi soir, à La Trinité, Ségolène Royal a promis de maintenir « le niveau et la qualité » du débat présidentiel.
« Le combat est rude, mais je ne le crains pas. La droite est peu regardante sur les méthodes, ce n'est pas une surprise. Malgré les mauvais coups, nous devons tenir le niveau et la qualité du débat et des valeurs que nous défendons.


Lors d'un meeting en plein air en Guadeloupe, Ségolène Royal a énoncé une série de propositions en faveur des DOM-TOM.

"La droite a réduit depuis cinq ans les crédits au logement social. C'est une aberration, c'est une mauvaise action. Il y a aujourd'hui 20.000 foyers en Guadeloupe qui sont condamnés à des logements insalubres. Je m'engage à cesser d'utiliser les crédits du logement outre-mer pour boucler des problèmes de trésorerie d'un Etat mal géré. Je veux "réorienter vers le logement social la défiscalisation des investissements en vigueur dans les DOM-TOM.


"Je veux affirmer ici, sur cette terre de Guadeloupe, fière et attachée à son identité, que les outres-mers ne sont pas périphériquesmais au centre d'une question majeure pour la France: s'accepter fière et riche de sa diversité."


Sous la halle qui abrite le marché, Ségolène Royal a rappelé qu'en 1978, à sa sortie de l'Ena, effectuant un stage à la préfecture de Fort-de-France, elle avait demandé à rencontrer Aimé Césaire.
« Le métissage est une chance pour la France. Je serai la présidente de la République de la France métissée, d'une république accueillante à tous les siens et qui ne tolère plus aucune discrimination ».


Le Lamentin : Je dis non au recul des solidarités

"J'entends qu'il faudrait repousser la retraite jusqu'à 70 ans. Faire payer le début d'accès à la santé. Ou que les gens se débrouillent s'ils n'ont pas assez d'argent et qu'ils fassent des heures supplémentaires... On va permettre aux patrons que l'heure supplémentaire coûte moins cher que la première heure travaillée d'un chômeur que l'on aurait recruté. A tout cela, je dis non.

Pour les Outre-Mers, « je ne veux pas tomber dans la démagogie ou promettre des zones franches globales dont ne sait pas très bien ce que cela veut dire. Pour relever le défi de l'éloignement des DOM-TOM avec la métropole, il faudra engager un débat sans tabou".

Posté par adup92 à 23:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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